- Dans un processus industriel, les opérations qui génèrent la valeur ajoutée
(V.A.) sont les opérations ultimes, comme par exemple l'assemblage de deux sous-unités qui
n'ont pas de valeur intrinsèque pour le client (imaginez un corps de stylo et un bouchon, pris
séparément : le stylo "vendable" n'est constitué que lorsque le bouchon est
positionné sur le corps).
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S'il est souvent difficile, long et coûteux de développer un nouveau produit fini, il est plus facile
de travailler sur la valeur "non ajoutée" (V.N.A.). Pour reprendre l'exemple précédent,
la réception, le contrôle, le stockage, la manutention des bouchons de stylo sont des opérations
qui coûtent sans apporter de V.A. pour le client.
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On parle généralement d'éliminer les sources de gaspillage ("muda" en japonais), dont
les 7 principales sont :
- Les produits défectueux
- Le stockage inutile
- La surproduction
- Les attentes inutiles
- Le transport inutile
- Les tâches inutiles
- Les mouvements inutiles
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Aux côtés des "muda", les japonais ont identifié aussi:
- Le mura, c'est à dire l'irrégularité, les à-coups de production, les cassures dans le rythme. En effet,
un moyen simple pour pallier ces irrégularités est de créer un stock tampon, qui permettra de lisser les flux. Or un stock tampon est
assimilable au muda de la surproduction et à celui de l'attente inutile.
- Le muri, ou excès, déraisonnable. On va retrouver les équipes trop nombreuses et inoccupées, les stocks de matières premières
couvrant une période trop longue, etc. Je me souviens d'une entreprise qui, lorsqu'elle a changé son logo, a découvert que son stock d'enveloppes siglées
était suffisante pour 5 années de fonctionnement normal. Mais il y avait (au jour de la commande) une ristourne de 2 ou 3 % sur le prix d'achat pour des quantités importantes !
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